Archive for the ‘Presse’ Category

Dakar 2016 : Deuxième accident mortel

janvier 13, 2016

La voiture du Français Lionel Baud, qui avait tué samedi un berger bolivien, a été impliquée mardi 12 janvier dans un nouvel accident mortel, cette fois alors que son véhicule était remorqué.

L’accident est survenu mardi matin sur une route de la province de Cordoba. Un camion d’assistance du Dakar remorquant la voiture du pilote français a été heurté par un camion semi-remorque de transport de marchandises, selon la chaîne de télévision argentine Cadena 3. Au total, six véhicules ont été endommagés lors de cette collision, qui a coûté la vie au conducteur argentin d’une voiture.

Samedi, lors de la 7e étape, la Mitsubishi N.409 pilotée par Lionel Baud avait percuté et tué un spectateur bolivien de 63 ans sur la piste d’une spéciale du rallye. Lors du prologue, la Mini des Chinois Guo Meiling et Min Liao était sortie de la piste et avait blessé 10 spectateurs, près de la ville de Rosario, en Argentine.

Le Monde

Dakar 2016 : un homme est décédé après avoir été percuté par une voiture de course

janvier 10, 2016

Un homme est décédé samedi 9 janvier après avoir été percuté par la voiture pilotée par le Français Lionel Baud lors de la spéciale de la 7e étape du Dakar entre Uyuni, en Bolivie, et Salta, en Argentine, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

« Un accident est survenu au kilomètre 82 de la spéciale du jour en territoire bolivien où le concurrent auto, Lionel Baud, a percuté un homme de 63 ans qui se trouvait isolé sur la piste. Le service médical de l’organisation n’a malheureusement pu que constater le décès de la personne accidentée »

Le Monde

Dakar 2016 : deux spectateurs grièvement blessés lors du prologue

janvier 10, 2016

Le prologue du Rallye Dakar-2016, disputé sur 11 kilomètres près d’Arrecifes dans la province de Buenos Aires, a été interrompu après un accident entre une voiture de course et des spectateurs.

La voiture n° 360, conduite par un équipage chinois emmené par la pilote Guo Meiling, a fait peu avant 18 heures (21 heures à Paris) une sortie de route dans une grande ligne droite et a percuté des spectateurs, faisant dix blessés. Deux d’entre eux, un père et son fils, l’ont été grièvement. L’un souffre d’un traumatisme crânien, l’autre d’un traumatisme thoracique, a expliqué Etienne Lavigne, le directeur de la course, précisant également que le prologue de l’épreuve était interrompu.

Quatre hélicoptères médicalisés ont été déployés sur place, ainsi que trois véhicules sanitaires de l’organisation et huit ambulances locales. Les circonstances exactes de l’accident restent floues : une enquête a été ouverte par les autorités locales et l’équipage chinois doit être prochainement entendu par la police.

Le Monde

Rallye Dakar 2010: les défenseurs du patrimoine chilien réclament un indemnisation de 450.000 euros

mai 12, 2010

L’organe chilien en charge du Patrimoine a réclamé un dédommagement de 300 millions de pesos (570.000 dollars, 450.000 euros) à l’Institut national des sports (IND), hôte du rallye Dakar, pour les dégâts causés à des sites archéologiques par le passage du rallye en janvier. (La Montagne)

Merci à Ben Laden de nous avoir débarrassé du « Dakar »

janvier 15, 2010

Le rallye, qui n’a plus de sénégalais que le nom, se déroule pour la deuxième année de suite en Argentine et au Chili. Pour les Africains, c’est une bénédiction, estime le magazine dakarois Kotch.

Elle s’appelait Natalia Sonia Gallardo. Mais nul doute que pas grand monde ne se souviendra de son nom. Cette jeune femme qui croquait la vie à pleines dents a été fauchée par le véhicule 4×4 de l’Allemand Mirco Shultis lors de la première étape, le 1er janvier, du fameux rallye Dakar, qui se déroule cette année en Amérique du Sud. Elle n’est jamais que la cinquante-cinquième victime de cette chevauchée fantastique qui, malgré son lot de tués, est restée fidèle à sa logique aussi implacable que macabre : « The show must go on. »

Pour le plus grand bénéfice des chaînes de télévision, des annonceurs et bien entendu des organisateurs, le spectacle ne doit en aucun cas s’arrêter. Pour sûr, il n’y a pas grand-monde en Afrique, le continent qui a payé le plus lourd tribut au Dakar, pour regretter ce déferlement annuel de grosses cylindrées pétaradantes. On se demande même, après coup, comment les dirigeants africains ont pu tolérer pendant si longtemps que leurs territoires soient transformés en immenses terrains de jeu par une horde casquée venue d’Occident et qui se soucie comme d’une guigne d’accidents souvent mortels. Pour une fois, nombreux sont les Africains qui seraient enclins à remercier… Ben Laden ! En effet, ce sont ses sbires, par les menaces qu’ils faisaient peser sur les participants, qui ont obligé les organisateurs à « délocaliser » la course sur un continent où ils courent moins de risques de subir des attentats ou de se faire enlever.

Maintenant, c’est au tour de nos cousins d’Amérique latine de découvrir tout le mal qu’on pense de cette triviale poursuite entre autos et motos : accidents mortels, pollution, désastres écologiques… Une ONG, la FUNAM (Fondation pour la défense de l’environnement), avait même déposé en décembre un recours pour empêcher que le Dakar ne passe par la province de Córdoba, accusant au passage les autorités argentines de n’avoir réalisé aucune étude sur l’impact environnemental de la course infernale. En vain : le Dakar est devenu un business trop lucratif pour s’émouvoir de ce genre d’états d’âme.

Source :  Courrier International

Un rallye de morts

janvier 8, 2010

Le Dakar menacé
La police chilienne va enquêter sur le message d’un groupe anarchiste jusque là inconnu, qui a indiqué, dans un communiqué transmis jeudi à une radio de Santiago, vouloir viser le rallye Dakar, actuellement dans le nord chilien à Iquique.
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Un an après la mort du motard Pascal Terry, l’instruction toujours en cours
Un an après la mort du motard Pascal Terry lors du rallye Dakar-2009, une instruction est toujours en cours au tribunal de Nanterre et des investigations se poursuivent en Argentine pour déterminer les circonstances du drame et d’éventuelles responsabilités.
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Le Dakar s’enlise
Le rallye-raid vit de sales heures. Au fil des éditions entâchées de décès et autres accidents, le propriétaire Amaury Sport Organisation voit sa course perdre de sa superbe.
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Accidents à répétition…

janvier 6, 2010

Un autre accident s’est produit lors du rallye Dakar 2010 en cours. Un pilote argentin a perdu son chemin dans le désert et a été retrouvé par des secouristes le lendemain.

Le pilote du nom de Hernan Kim a perdu son chemin en cherchant le camion de secours à cause d’une panne de sa voiture dans le désert de Catamarca le 4 janvier soir. Sa disparition a attiré l’attention de Leandro Sanchez qui a immédiatement rendu compte de cette information au comité d’organisation.

Une opération de secours a été lancée plus tard par la police argentine avec des hélicoptères. Hernan Kim a été retrouvé le 5 janvier et ne semble pas avoir souffert après avoir passé une nuit dans le désert. Il a été transporté sur la base située à Fiambala dans le Catamarca.

Jusqu’à présent, plusieurs accidents se sont produits lors du rallye Dakar 2010. Une voiture hors contrôle a bondi vers les spectateurs et a causé 8 morts. Un hélicoptère chargé de filmer la course s’est écrasé au sol le 4 janvier faisant quatre blessés.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Déjà l’année dernière… et puis en 1986

Une ONG argentine demande l’interdiction du rallye

janvier 4, 2010

Malgré une baisse importante du nombre de véhicules inscrits – motos, quads, autos et camions – qui passe de 500 en 2009 à 373 pour 2010, le directeur du Dakar, Etienne Lavigne, considère que cette nouvelle édition du rallye est d’ores et déjà un succès. La course devrait prendre son départ à Buenos Aires le 1er janvier pour un périple de 9 000 km à travers l’Argentine, le Chili et de nouveau l’Argentine pour se conclure dans la capitale argentine le 16 janvier. « Dans le contexte de crise économique que nous connaissons, nous nous en tirons plutôt très bien, estime le directeur de la course. La dernière édition avait été historique, avec la plus importante participation jamais connue. »

Malgré le succès populaire de cette course en 2009, le Dakar ne fait pas l’unanimité. Elle pourrait même voir son déroulement interrompu par une action en justice intentée par la FUNAM (Fundacion para la defensa del ambiente), une ONG argentine. Cette Fondation pour la protection de l’environnement a en effet déposé, samedi 26 décembre, un recours devant le tribunal de première instance de la ville de Cordoba, qui l’a jugé recevable, pour tenter d’interdire le déroulement de la course sur le territoire de la province du même nom qui devrait être traversée au cours des deuxième et troisième étapes.

La FUNAM se fonde sur les textes de loi pour réussir son entreprise. « La traversée de la province n’est pas autorisée puisque rien à ce sujet n’a été publié dans le bulletin officiel, explique le professeur Raul Montenegro, président de la FUNAM, dans un communiqué. Même si cette autorisation était donnée en urgence, comme cela fut le cas en 2009 (lors de l’édition précédente), cette mesure serait nulle parce qu’aucune étude sur l’impact environnemental n’a été réalisée comme le prévoit la loi nationale sur l’environnement. »

Dans ce même communiqué, la FUNAM réclame la restitution à l’Etat des 6 millions de dollars versés à Amaury Sport Organisation, le propriétaire de l’épreuve et à ODASA (Organizacion Dakar SA), la structure argentine qui gère le rallye, par le secrétariat au tourisme argentin. Ce versement est « illégal » puisqu’il a été réalisé alors que « les autorisations de course n’ont pas été données ». Celles-ci relèvent en effet de l’autorité des provinces et non du pouvoir central. La FUNAM – qui considère que le Dakar constitue « une grave menace environnementale » et « un camouflet aux populations les plus pauvres » – compte donc attaquer très prochainement en justice les responsables du ministère et des deux sociétés bénéficiaires.

Jean-Louis Aragon

Source

Une course de crétins

janvier 4, 2010

Le rallye ne peut pas continuer sans se remettre en cause

« Le Dakar endeuillé », lit-on et entend-on régulièrement, comme si le deuil des familles des victimes « collatérales » était négligeable. Ce tour de passe-passe permet au rallye de poursuivre sa route malgré des événements impondérables. Si le Dakar porte lui aussi son deuil, il le porte bien puisque sa marche en avant n’a pas été interrompue le 2 janvier après avoir fait sa 55e victime depuis sa création en 1979.

Régulièrement pourtant, avant et pendant le Dakar, des voix s’élèvent contre ce rallye-raid, manifestant leur volonté de le supprimer. Ainsi, le parti Génération Ecologie a-t-il diffusé un communiqué, dimanche 3 janvier, dans lequel il demande l’arrêt de cette manifestation : « Après avoir détruit les pistes des contrées africaines, après avoir tué des villageois africains, le rallye-raid infernal a traversé l’océan Atlantique pour porter le désastre en Argentine et au Chili. »

De son côté, l’ONG écologiste argentine Funam (Fundacion para la defensa del ambiente) a entamé des actions en justice contre des responsables gouvernementaux et provinciaux, et contre le directeur du Dakar, Etienne Lavigne. Cette course, qu’elle considère illégale, « est un amusement pour riches de l’hémisphère Nord qui viennent jouer à l’aventure dans le tiers-monde, déclare Raul Montenegro, son président. Et, à la fin, Amaury Sport Organisation aura fait de très bonnes affaires et nous, les gens du Sud, nous resterons avec nos morts, nos blessés et notre environnement détruit ».

La Funam dénonce également un refus des responsabilités de la part d’Etienne Lavigne qui évoque le mauvais sort. « Il y a des courses dans tous les pays du monde qui se déroulent bien, déclarait le directeur de la course le 2 janvier. Malheureusement, la fatalité est là et c’est un triste accident. On ne peut que le regretter. »

On peut aussi se demander comment il n’y a pas davantage d’accidents dans les conditions où se déroule cette course. Quiconque a pu assister à ce rallye de près aura pu constater que la plupart des pilotes n’ont ni le temps d’admirer le paysage ni celui de saluer les spectateurs. Ils sont là pour rouler à fond la caisse, bien loin de la « tradition d’entraide », l’un des  » piliers de l’esprit Dakar ».

Jean-Louis Aragon in LE MONDE

Paris-Dakar : déjà un mort et des dizaines de milliers de tonnes de CO2

janvier 4, 2010

par Claude-Marie Vadrot

Une spectateur tente de réconforter un jeune homme blessé à la jambe par le 4x4 de l'équipage franco-suisse. Crédits photo : AFP

Déjà un mort et plusieurs personnes sérieusement blessées dans le Paris-Dakar délocalisé en Argentine (Un peu, parce que des associations ont râlé fort l’année dernière) et au Chili (Beaucoup parce qu’y règne encore un culte de la voiture très américain). Cette course de fous de la bagnole qui ne se rendent pas encore compte à quel point ils sont ringards, a donc commencé à ravager des routes déjà difficiles pour les habitants, surtout dans le nord, parce que mal entretenues e traversant des zones escarpées. Malgré les réclamations des Indiens qui tentent d’y survivre d’une agriculture vivrière et souvent bio. Comme au nord de Riojas où la caravane pétaradante est arrivée dimanche. Mais, c’est bien connu, les rallyes « sportifs » affectionnent les pays aux économies incertaines parce qu’ils y trouvent des voies de communication en mauvais état. En Argentine s’y ajoutent les effets d’une terrible sécheresse qui détruit depuis prés de quatre ans, la pampa (déjà affectée par les maïs et soja OGM) et certaines provinces du nord que le rallye va consciencieusement labourer ou couvrir de poussière. Notamment dans la région chilienne du lac salé d’Atacama. Un monument naturel et aussi un havre pour de nombreux oiseaux, notamment des flamants roses, qui sont tous protégés. Comme les vigognes qui survivent dans le Nord de l’Argentine et du Chili où elles restent menacées.

Le promoteur de ce rallye aux relents faussement sportif n’est qu’une entreprise commerciale (ASO) destinée à faire du fric. Elle est également organisatrice du Tour de France et liée au groupe de presse des journaux Le Parisien/Aujourd’hui et L’Equipe. Ce qui explique que dans son édition de dimanche, l’information sur l’accident soit traitée en six lignes. A France Télévision (plus discrète cette année dans ses retransmissions), ils ont été plus pervers, expliquant, comme les organisateurs, que la responsabilité de l’accident incombait aux téléspectateurs (dont un enfant de neuf ans dans un état grave) qui « n’auraient pas du être là ».

Les organisateurs ont eu du mal à boucler leur budget malgré la générosité de Total, de Novotel et de France Télévision car le nombre des participants est en chute libre : ils étaient plus de 500 l’année dernière et ils n’étaient plus que 361 au départ dont 160 motos, 62 camions et 27 quads. Renault, la firme automobile qui nous explique laborieusement dans ses pubs télévisés de début d’année qu’elle est devenu « pure écolo », a inscrit dans la course un engin qui s’appelle le Sherpa. Une sorte d’hybride militaire à mi-chemin entre le char et le camion. Ce 6X6 sert habituellement à transporter des lance-missiles ou des armes lourdes. Le blindage est en option. Mais avec ou sans sa carapace, cet engin contribue à l’émission pendant le rallye d’environ 30 000 tonnes de CO 2 (1) : pour la course, pour les organisateurs et pour le transport de la caravane depuis la France. Il faut y ajouter l’utilisation quotidienne des deux Hercules, des deux Folker et des hélicoptères qui trimballent tous les jours plusieurs centaines de journalistes. Quant aux quads ils ne participent qu rallye que pour fabriquer de l’image destinée à appuyer les campagnes publicitaires vantant et vendant ces engins à travers les campagnes où ils continuent à circuler en dépit des interdictions légales et municipales. En fait, le rallye ne sert qu’à cela : s’efforcer désespérément d’entretenir « l’image » des sports motorisés et de la voiture « source de liberté. Cela doit correspondre à ce que Renault explique dans sa publicité télévisée : « Faire avancer l’automobile dans le sens de l’homme et de la vie ».

Pour céder à l’autre mode, celle qui les dérange, leur pourrit la vie et à écarté quelques mécènes, les organisateurs versent une « éco-contribution » à des associations de protection de la nature dont nul ne sait qui elles sont et où elles travaillent. Mais, de toute façon, cela ne sort pas de la poche de ASO puisque cet argent est collecté, de 50 à 150 euros, auprès des concurrents. Ce qui ne règle pas la question des ordures, des déchets plastiques aux huiles en passant par les boites de conserves, qui jalonnent encore le parcours et les bivouacs de l’année dernière.

Pour terminer, il faut rappeler que ce rallye fut glorifié pendant douze ans par un photographe et écologiste bien connu nommé Yann Arthus-Bertrand qui le suivait pour le compte des organisateurs et pour Paris-Match. Le même qui préfaça en 2004 une brochure de Total, une firme « qui place en tête de ses priorités le respect des hommes et de l’environnement ». Le même « écolo » fut le photographe de Ferrari et de Disney Land. Malheureusement c’est son film financé par l’industriel qui (par Conforama interposé) importe des fauteuils pollués de Chine que célèbre la presse, impressionnée par les « belles images » sans êtres humains visibles. Alors que l’excellent film de Nicolas Hulot, « Le syndrome du Titanic » se traîne dans les profondeurs du « box office » des entrées. Parce qu’il est courageux et ne sacrifie pas à l’esthétisme.

Ci-joint quelques vues des lieux que le rallye va polluer…

Source