Archive for the ‘Action’ Category

Annulation du « Paris-Dakar des neiges »

janvier 27, 2009

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mardi 27 janvier 2009

Annulation du « Paris-Dakar des neiges » :

les associations plongent la Croisière Blanche dans le noir !

FNE salue la très belle victoire en justice des associations, dont « Moutain Wilderness France », qui se battent depuis des années contre une course de 4×4, motos et quads dans des espaces naturels montagnards fragiles et magnifiques des Hautes Alpes.

Le juge arrête le chronomètre. Par ordonnance du 26 janvier 2009, le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille, statuant en urgence, a suspendu l’arrêté du préfet des Hautes-Alpes, autorisant la « 32ème Croisière Blanche » qui devait s’engager aujourd’hui, ce 27 janvier 2009.

Ce n’est pas la première dois que la justice annule cette course au motif de son impact désastreux pour l’environnement… Par un jugement du 23 décembre 2008, le Tribunal Administratif de Marseille avait déjà annulé l’autorisation préfectorale pour la Croisière Blanche 2006. Mais c’est la première fois que le Juge intervient ..avant la course !

Une croisière blanche…très grise ! Cette victoire pour l’environnement permet d’épargner des sites d’une grande richesse faunistique et floristique : zone périphérique du Parc national des Ecrins, comprenant un grand nombre de ZNIEFF et de sites d’intérêt communautaire, refuges de nombreuses espèces protégées comme le tétras-lyre, le lynx, l’aigle royal ou la truite Fario…..

Pour FNE, cette victoire est aussi celle des vrais amoureux de la montagne qui estiment la nature appartient à tous et pas à un petit nombre qui se donne le droit de la détruire.

Les participants doivent rester sur la ligne de départ. Concrètement, il est interdit aux croisiéristes d’aller s’en donner à cœur joie dans les sentiers enneigés et tranquilles des vallées du Champsaur des Hautes Alpes.

Mickaël Bouillin, juriste bénévole de Moutain Wilderness prévient : « Le Préfet des Hautes-Alpes doit prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher matériellement le déroulement de la course qui devait commencer ce mardi 27 janvier 2009. L’organisateur de la course et les participants qui décideraient de se rendre sur les lieux en dépit de la décision de justice pourraient être pénalement sanctionnés, comme cela s’est produit en 2008 ».

Dernière minute : malheureusement, les associations constatent en ce moment même que plusieurs participants ont malgré tout pris le départ, sans se soucier de la décision de justice ! Les associations font appel à un huissier pour constater ces agissements inacceptables et engageront toutes les actions en justice nécessaires.

FNE demande à Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno d’intervenir immédiatement auprès des autorités de police locales pour que la décision du Tribunal administratif soit immédiatement respectée et que ce projet totalement grenello incompatible devienne un mauvais souvenir !

NB : Les associations engagées contre la « Croisière blanche » sont : Mountain Wilderness France, la Fédération française des clubs alpins et de montagne, la Commission internationale pour la protection des Alpes, Paysages de France, (associations membres du collectif la C.A.L.M.E), la Société alpine de protection de la nature (SAPN) et SOS Environnement Haute-Durance.

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Qui possède le nom « Dakar » ?

janvier 22, 2006

Si l’on tape « dakar.com » sur Internet on arrive sur le site des organisateurs du rallye.

screenshot

On a beau critiquer les américains pour leur position hégémonique sur Internet, sur leur gestion des noms de domaine, dès que l’on peut faire pareil on le fait !

De l’impérialisme américain au néocolonialisme de la France… les pays africains ne sont pas prêt de reprendre la maîtrise des symboles de leurs cultures, de leurs territoires, de leur Histoire…

Interrogation de la base Whois :

(…)
Registrant:
ASO
2 rue Rouget de Lisle
ISSY LES MOULINEAUX, 92130
FR
 
Domain Name: DAKAR.COM
Administrative Contact :
Atos Worldline
(…)
 
Technical Contact :
ASO
(…)
2 rue Rouget de Lisle
ISSY LES MOULINEAUX, 92130
FR
(…)
Record expires on 16-Nov-2006
Record created on 28-Jun-2005
Database last updated on 28-Jun-2005
(…)
Meta Keywords: dakar, paris, paris-dakar, rallye, rally, raid, rallye-raid, racing, auto, car, moto, sport automobile, motorcycles, camions, trucks, motorsport, pilotage, stage de pilotage, dakar challenge, amaury sport organisation, A.S.O., ASO, peterhansel, alphand, k
(…)
Data as of: 21-Oct-2005

La croisière blanche détruit tout sur son passage

janvier 20, 2006

Des courses motorisées inutiles, il y en a d’autres, y compris sur les continents développés, comme la croisière blanche par exemple…
Un communiqué de presse de Paysage de France (un peu mou à notre goût) qui rappelle l’essentiel.

Paysages de France – Communiqué de presse 20 janvier 2006

Durant 4 jours, du 24 au 27 janvier 2006, aura lieu une fois de plus la « Croisière blanche » : durant 4 jours des centaines de 4 x 4, quads et motos sillonneront les espaces naturels du Champsaur et du Valgaudemar, dans les Hautes-Alpes.

Samedi 21 janvier 2006, les opposants se rassembleront à Gap, à partir de 10 heures, pour défendre notre environnement et nos paysages.

Paysages de France lance un appel aux pouvoirs publics, aux organisateurs et à la conscience de chacun pour qu’une véritable réflexion soit engagée sur l’avenir de cette manifestation

L’attrait, voire la fascination, qu’exercent les sports mécaniques en plein air peut se comprendre.

Il n’en est pas moins temps, aujourd’hui, que chacun se remette en question et fasse l’effort d’adapter son comportement aux contraintes et aux urgences de notre époque.

Tout le monde peut comprendre qu’une manifestation comme La Croisière blanche fait la publicité d’activités qui mettent en péril notre environnement.

Aujourd’hui, le vrai courage, pour les organisateurs et les pratiquants, est d’admettre et de comprendre que continuer c’est aller à l’encontre des comportements qu’il convient de promouvoir aujourd’hui.

Que même, il se doivent à leur tour d’inculquer à leurs propres enfants ce respect de l’environnement, dont ils auront tous besoin, dont nous avons tous besoin.

Ce courage, nous voulons croire que les participants l’auront et que cette épreuve sera la dernière. Parce que, aussi, la splendeur des paysages et de la nature a une part essentielle dans leur démarche : on ne vient pas dans le Valgaudemar ou dans le Champsaur sans aimer ces espaces, cette nature, ces paysages.

Or aujourd’hui, la nature et les paysages n’en peuvent plus des coups qu’on leur porte : ils mourront si nous ne changeons pas.

Tous, qui que nous soyons, devons faire un effort pour changer. Nous en sommes bien conscients et nous devons nous y appliquer.

Paysages de France lance donc un appel d’espoir, non seulement aux pouvoirs publics, aux organisateurs et à tous les participants, mais aussi à la conscience de chacun pour que la réflexion soit lancée, dès la fin de cette manifestation, sur l’avenir de la Croisière blanche.

Paysages de France
Association agréée dans le cadre national au titre du Code de l’environnement
Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère, 5, place Bir-Hakeim, 38000 Grenoble

 Information provenant du site ECOLONEWS.INFO : l‘info active sur l’écologie sociale, politique et environnementale.

Changez le monde, un kilomètre à la fois

janvier 19, 2006

L’autre course…

Ce n’est pas tout à fait le trajet du Dakar mais c’est nettement plus intéressant, sportif, écolo et équitable…

Tour d’Afrique, la plus longue course cycliste du monde, est une course-expédition à vélo de 11 900 km en 100 jours, à travers 10 pays. Elle se déroule chaque année sur le plus sauvage et le plus mystérieux des continents, et entraîne ses participants dans un long périple de 4 mois entre le Caire en Égypte, jusqu’au Cap en Afrique du Sud.

Le triple mandat du Tour d’Afrique est de créer un événement sportif accessible autant aux amateurs qu’aux professionnels, d’encourager les rencontres et les échanges entre différentes cultures, et de recueillir des fonds pour promouvoir le vélo comme moyen de transport durable en Afrique. À ce titre une partie des profits générés par l’événement sont remis à des projets sélectionnés en collaboration avec des ONG africaines.

Pour suivre le périple sur le blog de l’une des participantes Catherine Corne.
Pour parainer les kilomètres (de 1 à 3 euros) de la course qui seront reversés à des ONG : infos sur Equiterre

Paris-Dakar : arrêtons le massacre !

janvier 14, 2006

14 janvier 2006

Ce 13 décembre 2005 à 17h, le CAJO (Collectif Anti-Jeux Olympiques) s’est rendu dans les locaux de l’organisateur du Rallye Paris-Dakar, la société Amaury Sport Organisation (ASO) pour lui remettre le Prix de l’indignité humaine.

Ce prix, un pneu maculé de faux sang, symbolise l’exploitation et la pollution des pays du Sud par quelques individus en mal de sensation.

Paroxysme du mépris, ce rallye compte depuis hier un mort de plus, le jeune Boubakar Diallo. Depuis sa création, le Dakar a tué officiellement 25 personnes. Pour se justifier, les organisateurs se réfugient derrière l’alibi humanitaire, leur dernière trouvaille consistant à apprendre aux enfants des écoles des villages traversés comment recycler les déchets laissés par le rallye.

Par cette action, nous dénonçons également le sport de compétition dans son ensemble qui met en avant la lutte de chacun contre tous et la loi du plus fort.

Encore une fois, cette caravane médiadico-publicitaire a utilisé les pays africains comme terrain de jeu.

Encore une fois, le gaspillage des ressources aura été la règle.

Encore une fois, cette course absurde aura tué.

Nous devons mettre un terme à ce massacre !

Reportage photographique disponible sur 1d-photo
Le Collectif Anti-Jeux Olympiques (CAJO)
contact : contactcajo@no-log.org

Vélorution contre le « Dakar », manifestation à Paris le 7 janvier

janvier 5, 2006

Fidèle au rituel, cette année encore le « Dakar » lance ses hordes de tout-terrains à l’assaut des derniers espaces vierges d’Afrique. Pendant toute sa durée, Vélorution dénonce cette mascarade qui pollue l’air et les esprits. Vélorution invite chacun à de vrais défis : abondonner sa voiture ou sa moto, faire du vélo, de la marche, trouver le goût pour la convivialité.

En janvier, dans toute la France, et à Lisbonne, des vélorutionnaires protesteront contre le « Dakar » (ex Paris-Dakar, maintenant Lisbonne-Dakar).

À Paris, départ le 7 Janvier à 14h place du Châtelet, organisation de courses de lenteur et autres jeux devant l’église Saint Sulpice à 15h.

Une vision passéiste de l’aventure

L’ « aventure » du Dakar cette année, c’est 750 véhicules à moteur roulant à toute vitesse pendant 9 000 kilomètres, des milliers de litres de carburant brûlés en pure perte, des centaines de kilomètres de piste défoncées. Participant dans toute sa violence à l’idéologie de la puissance, ce rallye présente une vision passéiste de l’aventure, célébrant la domination de l’Homme sur la nature. Pourtant, le vrai défi de l’Homme du XXIième siècle est d’abord de trouver une certaine harmonie entre son mode de vie moderne et le maintien d’un environnement vivable.

Exalter les comportements dangereux

La vitesse automobile et la conduite « sportive » sont des facteurs majeurs de dangerosité automobile. Magnifiant la performance de conduite et l’infaillibilité mécanique, les « sports » automobiles contribuent à l’insécurité routière et à la demande de véhicules inutilement rapides, dangereux et polluants. Chez lui, le téléspectateur est noyé sous un flux d’images de vitesse, moteur en sur-régime et autres « dérapages contrôlés ». Comment imaginer que, dans la rue, le citoyen entende les appels à la « modération automobile » !

Pollué – payeur

Transformant les paysages africains en simples décors de publicité, le Dakar participe doublement à leur destruction. Par le massacre sur son passage d’éco-systèmes très fragiles, et par l’invitation produire des gaz à effet de serre, dont les pays africains sont les premières victimes, dans une logique obscène du pollué – payeur. Les organisateurs décrètent volontiers le rôle positif de cette tartufferie en versant une maigre obole aux régions traversées. Alors que beaucoup d’africains se battent quotidiennement pour simplement assurer leur survie et celle de leurs proches, le spectacle des participants du Dakar jouant à se faire peur dans les dunes est simplement abject et inacceptable.

Vélorution demande aux sponsors publics de refuser d’associer leur nom à cette plaisanterie de mauvais goût. Vélorution réclame l’abandon du Dakar et de tous les « sports » automobiles.

Contact : presse@velorution.org

« Les cyclistes veulent recycler les terres empoisonnées par la voiture, en commençant par reconquérir pacifiquement la rue, petit à petit. Un partage juste et sans danger de l’espace public pour tous les usagers passe par la réduction de la vitesse de la voiture et des motos en ville, première étape dans le processus de leur éradication… » (Nicolas Carnoz, président honoraire de la Vélorution)

« Entre des hommes libres, des rapports sociaux productifs vont à l’allure d’une bicyclette, et pas plus vite. » (Ivan Illich)

Source : Vélorution
Voir aussi : Carfree

Arrêtons le Paris-Dakar

décembre 29, 2005

Depuis des années, le Dakar traverse à toute berzingue les villes et villages d’Afrique, une véritable caravane qui véhicule avec elle la vision du monde des pays riches : compétition, individualisme et pollution.

Qu’il parte de Lisbonne – comme cette année -, de Clermont-Ferrand ou de Paris, le Dakar reste une compétition organisée par des sponsors français qui cache un brin de nostalgie du temps des colonies. Dans ce paysage où les habitants sont ravalés au rang de décor exotique pour individus en manque de sensations, plusieurs voix, notamment africaines, s’élèvent contre cette compétition d’un autre âge. Cette mentalité de colon apparaît clairement dans la façon dont les médias parlent des décès dus au Dakar. Ainsi, lorsqu’un pilote se tue en course, le journal L’Equipe – qui appartient aux organisateurs de l’épreuve – y consacre trois pages. Lorsque quelques jours plus tard, une fillette est écrasée par un véhicule du Dakar, seules quelques lignes lui sont dédiées, sans qu’on sache même son nom. Spectacle dangereux donc, – 23 morts (officiels) en 25 ans – cette course nous est connue avant tout par les médias, et surtout par la télévision. Les actualités sportives relatent les « exploits » de ces « aven-turiers ». D’ailleurs, les organisateurs l’ont placé au début du mois de janvier car, le football faisant relâche, il fallait combler le vide laissé par cette période creuse des calendriers sportifs et combler un manque à gagner.

L’idéologie sportive poursuit alors son oeuvre en nous disant que ces pilotes sont des héros, qu’il faudrait chaque jour se comporter comme eux, notamment au travail. Etre des vainqueurs, des fonceurs, accepter la hiérarchie établie par la loi du plus fort, ne pas tendre la main au voisin mais plutôt l’écraser…

Au plein milieu de nos villes, les propriétaires de 4X4 font vrombir leur bolide comme si la jungle urbaine nécessitait le même équipement que les sables du désert se fichant tant des risques encourus par les piétons, que de la pollution et de l’appauvrissement des ressources énergétiques. Ne nous y trompons pas, le Dakar est une immense caravane publicitaire dont le but est de vendre toujours plus de véhicules pour un semblant « d’aventure citadine ». Par exemple, la marque Lada Niva avait augmenté de 67% ses ventes suite au rallye de 1983.

Il y a peu, l’enduro du Touquet a été arrêté pour protéger les dunes du littoral français. Les terres africaines ne semblent pas en valoir autant. En prenant pour terrain de sport des pays étrangers, les occidentaux agissent comme des néocolonisateurs.

MOBILISONS-NOUS : ARRÊTONS LE PARIS-DAKAR ! ACTION à la fontaine St Michel à 16h30 vendredi 13 janvier 2006

ARRETONS LE PARIS-DAKAR Deux jours avant la fin de l’édition 2006, il est temps de réclamer que cette fin soit définitive…

— Le CAJO Collectif Anti-Jeux Olympiques

Padak 1992

janvier 14, 1992

En 1992, Théodore Monod et Albert Jacquard, ainsi que le porte-parole des Verts du moment Didier Anger, étaient venus à une manifestation contre le Paris-Le Cap (variante du Paris-Dakar de l’époque pour raisons géopoltiques).

Deux dromadaires étaient donc venus faire la course Le Cap-Paris pour montrer aux autoctones occidentaux la pertinence de leur équipement de transport…