Archive de la catégorie «Presse»

Dakar 2007 : premier mort

janvier 9, 2007
Le pilote Sud-Africain Elmer Symons est mort dans un accident durant la 4ème étape du rallye. Un décès qui risque d’attiser la polémique sur le Dakar.

La suite dans le Figaro du 9 janvier 2007 avec un rappel des morts successif de cette course à l’argent. Ce pilote avait 30 ans.

Sur le site du Monde ces deux commentaires :

Hervé A.
09.01.07 | 20h52
Ce type d’accident est évidemment triste et stupide. La vie que cet homme mettait en jeu n’avait-elle d’autre valeur que de courir après des prouesses sans pudeur ? A quoi pense l’homme moderne lorsqu’il traverse ainsi des régions où le superflu n’est pas même une idée. Quelle misère cherche-t-il à fuir en passant non loin des terribles barrières anti émigration qui tuent tant de pauvres gens dans une quasi indifférence. Quelle traversée téméraire l’a assoiffé et affamé au point de de le tuer ?

PD
09.01.07 | 19h10Triste pour lui… Triste aussi et surtout pour les dizaines de gens, dont pas mal de gosses, qui se font faucher sans avoir rien demandé et dont on parle à peine. Le “Dakar” est un rally de la honte qu’il est grand temps de supprimer! Traverser des pays de misére au volan de grosses cylindrées… Aucun respect pour les Hommes ni pour l’environnement : comme disait Renaud : rien que des “connards sur la ligne de départ”. On n’est pas sorti de la mentalité coloniale!! L’A-Frique ne mérite pas ça!

Débat sur LibérationFaut-il continuer le Dakar ?

Les commentaires.

Le développement pré et post colonial était sous contraintes

mai 19, 2006

 

Dakar, Sénégal- Même s`il y a eu un développement pendant et après la colonisation, c`était sous contraintes, a déclaré mercredi à Dakar le professeur Robert Du Plessis de l`Université Swarthmore (Pennsylvanie) et président de la Société d`histoire coloniale française (SHCF).

Intervenant à l`ouverture de la 32ème conférence de la Société d`histoire coloniale française, il a indiqué que dans le contexte colonial, le développement était dans l`intérêt du colonisateur parce qu`il n`était pas choisi par les peuples africains.

Les chemins de fer, les centres de commerce, les ports et autres infrastructures et même le langage que l`Afrique a hérité ont été faits et entretenus dans le seul intérêt du colonisateur, a-t-il rappelé.

“La colonisation est un sujet avec beaucoup d`ambiguïté et de contradictions et c`était pour la France un moyen de s`imposer ailleurs (…)”, a insisté M. Duplessis.

Il a déclaré que la tenue de ce colloque à Dakar est une occasion pour la SHCF “d`honorer d`une part le centenaire de la naissance du président Léopold Sédar Senghor, mais également le 20ème anniversaire de la mort du parrain de l`Université de Dakar, Cheikh Anta Diop”.

Pour lui, l`initiative de tenir la 32ème conférence de la FCHS à Dakar est de deux anciens étudiants de l`Université Cheikh Anta Diop (UCAD) : Ibra Sène, doctorant à Michigan State University et Kwaku Gyasi, professeur associé de français à Huntsville (Etats-Unis).

“La France a des problèmes pour assumer son histoire dans la mesure où elle n`a jamais intégré l`histoire coloniale dans ses registres, a déploré le Professeur Ibra Sène, estimant que “la colonisation est incontournable pour quiconque voudrait aborder l`histoire coloniale”.

“Que ce soit une synergie ou une confrontation, l`essentiel des institutions africaines, même réformées, restent une partie intégrante de l`histoire coloniale française qui les a instaurés au seuls service et profit de la France”, a-t-il ajouté.

Les travaux de la 32ème conférence de la SHCF prennent fin samedi.

Source : AngolaPress

Profil des pro-bagnoles

février 3, 2006

Quel est le profil des amoureux des voitures ? A quoi rêvent-ils ? Quels sont leurs sujets de discussions ?

Pour le savoir, il suffit de se rendre sur un de ces sites qui pronnent la destruction de l’environnement au nom de la liberté et du plaisir individuel…

screenshot copie

Ainsi, sur raid.racing-live, on trouve les “concepts” fondamentaux de l’Hommauto, à travers la liste des rubriques les plus importantes puisque mis en avant dès le bandeau du site :

  • pneu
  • voitures
  • crédit auto
  • rencontres
  • célibataire
  • musculation
  • séjour
  • séduction
  • immobilier
  • défiscalisation

C’est pas le tout d’avoir un voiture achetée à crédit, il faut qu’elle ai de beaux pneus pour faciliter les rencontres et ne plus être célibataire, il faut se muscler, faire des séjours au soleil pour être bronzé et séduire les filles avec un bon patrimoine immobilier que l’on aura constitué grâce à la culture anti-impôt du bof libéral qu’est la défiscalisation.

On a ici toute la glorification de l’individualisme et de la technique destructrice de l’environnement, les autres sont des proies à séduire par son apparence ou a écraser par la force physique, les voyages ne servent pas à rencontrer des gens mais à étendre son emprise géographique, enfin le libéralisme économique cherche à détruire encore d’avantage toute idée de vivre ensemble par la solidarité et la redistribution financière en favorisant la fuite des capitaux…

Le Dakar, un terrain de jeu bon marché

janvier 22, 2006

Article dans les pages débats du Monde du 22 janvier 2005

Analyse
Le Dakar, un terrain de jeu bon marché, par Gilles Van Kote

Comparaison n’est certes pas raison. Difficile, pourtant, de ne pas rapprocher les deux chiffres suivants. En 2005, trois incendies survenus à Paris, dans deux immeubles habités par des familles africaines et dans un hôtel, ont fait 48 morts, provoquant une polémique sur le logement social. Depuis sa première édition, en 1978, le Dakar, rallye-raid imaginé par Thierry Sabine, a fait 48 victimes, dont son propre créateur, disparu en 1986. Dix-sept d’entre elles, toutes africaines, ne participaient pas à la course.
Peut-on imaginer ce qu’il serait advenu d’une telle épreuve si elle se déroulait en France ? Dans un pays qui se félicite d’avoir fait baisser de 5 km/h la vitesse moyenne des véhicules entre 2001 et 2004 et d’être passé sous la barre des 5 000 morts sur les routes en 2005, tolérerait-on de lâcher en pleine nature plusieurs centaines de concurrents pétaradants et de payer un tribut de deux morts annuels, sacrifiés sur l’autel de la vitesse ? Assurément, le Dakar ne serait plus.

Les organisateurs de l’épreuve — laquelle y a perdu son appellation originale de Paris-Dakar — ont renoncé à emprunter les routes hexagonales pour se replier sur le Portugal, l’Espagne et l’Afrique.

Le débat est aussi vieux, ou presque, que le Dakar. Dans les années 1980, déjà, le collectif Pa’dak, appuyé par René Dumont, le père de l’écologie, se battait pour faire cesser le massacre. Le CAJO (collectif anti-Jeux olympiques) a pris le relais : ses militants se sont rendus, le 13 janvier, au siège d’Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice de l’épreuve, pour lui remettre le “Prix de l’indignité humaine“, symbolisé par un pneu maculé de sang. Quelques heures auparavant, un jeune Guinéen avait trouvé la mort, renversé par un concurrent du Dakar. Le lendemain, un garçonnet était tué par un camion d’assistance, au Sénégal cette fois.

Aussitôt, comme à chaque fois qu’un tel drame se produit, organisateurs et concurrents se sont sentis obligés de se justifier, souvent maladroitement. “En Afrique, on arrive dans des endroits où il n’y a rien et où les gens sortent de nulle part”, a avancé Roger Kalmanovitz, responsable de la sécurité de l’épreuve. “Il faut connaître l’Afrique pour savoir ce que c’est : ils chantent, ils dansent, ils courent partout parce que c’est super pour eux, le rallye. Ils sont un peu inconscients”, a déclaré au Journal du Dimanche l’ancien skieur Luc Alphand, vainqueur de l’édition dans la catégorie autos.

“Des accidents comme celui-ci, il en existe tous les jours au Sénégal, a précisé Alaouine Tall, vice-président de la Fédération sénégalaise des sports mécaniques. Nous serons heureux de continuer à accueillir le rallye dans le futur.” Car le Dakar serait une bénédiction pour l’Afrique : c’est le dernier argument des partisans de l’épreuve, qui se gardent bien pourtant d’aller demander leur avis aux intéressés. Sont mis en avant l’enthousiasme populaire (réel), les retombées économiques (jamais mesurées) et les actions humanitaires d’accompagnement.

Au prix de quelques chambres d’hôtel et forages de puits, avec le soutien de quelques élites locales, le Dakar offre à ses concurrents un terrain de jeu bon marché, dont le seul inconvénient est d’être habité par des “inconscients” auxquels vient parfois l’idée saugrenue de traverser une piste sans imaginer qu’un bolide pourrait survenir.

Pour ne pas fâcher, ne parlons pas de l’irruption obscène, dans des régions démunies, d’une caravane affichant ostensiblement sa puissance économique et symbolique, ni des effets dévastateurs d’un tel étalage sur les jeunes générations d’Africains. Réjouissons-nous plutôt pour Luc Alphand, qui espère que tout ça “ne va pas gâcher ce (qu’il a) accompli” et affirme que mieux vaut disputer le Dakar que de rester à la maison. Sinon, “tu feras 120 kg, sur ton canapé, à bouffer des chips devant la télévision. Et tu crèveras”, estime-t-il. Allez expliquer ça à la famille de Boubacar Diallo, 10 ans, mort le 13 janvier sur le bord de la route.

GILLES VAN KOTE
Article paru dans l’édition du 22.01.06

Paris-Dakar : ça c’est du sport !

janvier 20, 2006

Trouvé sur le site de Courrier International

L’édition 2006 du Paris-Dakar, qui s’est terminée dimanche 15 janvier, a causé trois morts, celle d’un motard australien qui participait à la course, et celle de deux enfants qui se contentaient, eux, de la regarder passer. Mais ces morts n’ont pas gâché la joie de Luc Alphand, qui a remporté le rallye. Ouf

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Dessin de Kroll paru dans Le Soir (Bruxelles)

Le bilan du Dakar

janvier 20, 2006

Entendu sur RTL : Le bilan du Dakar.

Cette année le Dakar a fait trois morts dont deux enfants Africains et un motard. Depuis 28 ans que la course existe, 47 personnes ont été tuées.C’est l’heure du bilan !

Le Dakar est une course qu’aucun pays riche ne tolérerait sur son sol. Dans nos contrées, il y a belle lurette qu’on ne pratique plus des compétitions automobiles sur routes ouvertes, c’est -à-dire où n’importe qui, pour son malheur, peut se retrouver face au véhicule d’un concurrent. Chez nous, il y a des rallyes, sur des morceaux de voies qui sont fermées à la circulation.
Et surtout, de plus en plus, il y a des courses sur des circuits. Circuits fermés, bien entendu.

Alors le comble, ce sont les déclarations des organisateurs du Dakar. En gros, les accidents, c’est la faute du public, qui fait un peu n’importe quoi, et des pays traversés, qui n’ont qu’à prendre des mesures de sécurité.

Mais, même sur nos circuits fermés, et devant un public averti, la compétition automobile fait des morts. Alors, quand elle traverse des villages ! Et notez que le Dakar pourrait se dérouler uniquement en plein désert. Oui, mais ça aurait moins de retentissement. Les morts, ça ajoute à l’intensité de la compétition et, indiscutablement, ça fait parler de la course.

Et puis, de toute façon, il y a ce gaspillage d’énergie, alors qu’on ne parle que du prix de l’essence et du réchauffement de la planète. Il y a ce spectacle, les mastodontes, qui foncent, et les hélicos, et la caravane médiatique, dans des endroits où les gens ne font que survivre, n’ont pas d’argent pour envoyer leurs enfants à l’école. Alors, quand on lui parle des 3 morts, le vainqueur de cette année dit : “Je regrette ! Mais ça ne va pas gâcher mon bonheur”. Déclaration d’un très grand cynisme.

Enfin, c’est juste mon avis…

Rebonds de Libération

janvier 18, 2006

Dans les pages Rebonds de Libération du 18/01/2006, Maurice Mimoun est chef de service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique à l’hôpital Rothschild (Paris) parle de sa douleur du Dakar :

Vies foutues contre visage revu

Il y a quelques jours, un accident, mais le mot me semble tellement faible, une catastrophe infinie, un enfant est mort. Cet enfant ne demandait rien à personne et on n’a fait qu’un commentaire: «Le Dakar est endeuillé aujourd’hui, un enfant est mort percuté par une voiture» et, à la phrase suivante, «la prochaine étape sera…» et on cite le nom du vainqueur.

Il y a d’un côté ceux qui clament que l’on ne doit pas restreindre le plaisir mécanique de quelques occidentaux couverts de publicités et de l’autre la mort tragique d’un enfant :

Ce n’est pas courir le risque de mourir pour le plaisir qui me gêne, c’est le propre de la vie, c’est de le faire courir à des personnes qui n’y ont pas consenti. Un enfant est mort et la caravane passe.

Et de conclure :

L’enfant est mort sur l’autel de NOTRE plaisir, une sorte de sacrifice, en somme, et nous en parlons si peu. Mais l’enfant, c’est un visage aussi. Deux poids, deux mesures…

J’allume la télé. Pendant que j’ai écrit ce texte, un deuxième enfant est mort, l’horreur. Peut-on laisser continuer cela sans même y penser ? Et si on y pense, comment laisser continuer cela ?

Le débat, sur cette course, n’avance que par les morts.

Chronique du Monde

janvier 17, 2006

Chronique d’Eric Fottorino dans Le Monde daté du 17 janvier 2006

Les comptes du Dakar

Vingt-huit ans que se reposent les mêmes questions. Faut-il ou non traverser une partie de l’Afrique avec des engins motorisés lancés à pleine vitesse, au risque de tuer ? Tuer des concurrents qui choisissent leur risque. Tuer des spectateurs attirés par la fête. Deux enfants ont payé de leur vie le passage de l’équipée folle. Le vainqueur auto Luc Alphand a répondu à nos confrères du Journal du dimanche : “Je compte revenir ici faire de belles courses.” Il comptera d’abord deux spectateurs de moins.

Revue de presse 2006

janvier 14, 2006

Ce que l’on retiendra du Paris-Dakar 2006…

Le Figaro du 14 janvier 2006
Dakar 2006 : un jeune garçon fauché par un camion d’assistance

Le Vif (Belgique)
Dakar-2006 - Décès d’un garçonnet heurté par un véhicule

CyberPresse (Canada)
Un petit garçon tué par une voiture du Dakar en Guinée

La Nouvelle République
Décès d’un garçonnet heurté par un véhicule

LCI
Un garçonnet tué sur le Paris-Dakar

Le Nouvel Observateur
Un garçon fauché pendant la 13e étape

Edicom (Suisse)
Un petit garçon tué par une voiture du Dakar en Guinée

Libération
Dakar: un enfant tué par une voiture participant au rallye

DH Net (Belgique)
Le Dakar tue un enfant

L’Express
Sale vendredi 13 sur le Dakar

Sports.fr
La mort frappe encore

Angola Press
Le Dakar fait une victime sur son parcours en Guinée

Le Nouvel Observateur
Dakar: un deuxième enfant tué sur le rallye

Sports.fr
Il est temps d’en finir !

Le Monde
Un deuxième enfant tué sur le Dakar-2006